Accueil

Rosiers.eu est un site spécialisé dans l'information des roses de jardin.

Nous remercions notre sponsor :
www.petales-de-roses.com

Site informatif du rosier, Rosier.eu vous propose tous les conseils sur les variétés existantes de rosiers (rosiers anciens, rosiers buissons à fleurs groupées, rosiers buissons à grandes fleurs, rosiers miniatures, rosiers anglais, rosiers grimpants, rosiers lianes, rosiers tiges, rosiers demi-tiges, rosiers pleueurs, rosiers demi-pleureur), l'entretien des rosiers, la plantation des rosiers, en enfin le traitement de rosiers avec des produits naturels et non chimiques.

Notre partenaire vous propose plus de 600 variétés de rosiers, il est producteur de rosiers à Doué la Fontaine dans le Maine et Loire, qui est la Capitale européenne de production de rosier.

Vous trouverez 600 variétés différentes de rosiers, des rosiers anciens, jusqu'aux rosiers sur tiges et pleureurs.

www.petales-de-roses.com

Histoire des roses :

La rose est la fleur des rosiers, arbustes du genre Rosa et de la famille des Rosaceae. La rose des jardins se caractérise avant tout par la multiplication de ses pétales imbriqués qui lui donnent sa forme caractéristique.

Appréciée pour sa beauté, célébrée depuis l’antiquité par de nombreux poètes et écrivains, pour ses couleurs qui vont du blanc pur au pourpre foncé en passant par le jaune franc et toutes les nuances intermédiaires, et pour son parfum, elle est devenue la « reine des fleurs », présente dans presque tous les jardins et presque tous les bouquets. C’est sans doute la fleur la plus cultivée au monde, mais on oublie souvent que les rosiers sont aussi des plantes sauvages (le plus connu en Europe est l’églantier) aux fleurs simples à cinq pétales, qui sont devenus à la mode, pour leur aspect plus naturel, depuis quelques décennies sous le nom de « roses botaniques ».

Les rosiers cultivés sont le résultat de plusieurs siècles de transformations d’abord empiriques, puis, dès la fin du XVIIIe siècle, méthodiques, en particulier par l’hybridation. Les variétés sont innombrables, on estime à plus de 3000 le nombre de cultivars disponibles actuellement dans le monde.

Étymologie
Le mot « rose », daté en français du début du XIIe siècle est dérivé du latin rosa, rosae (substantif féminin) qui désignait aussi bien la fleur que le rosier lui-même. Ce terme, apparenté au grec rhodon, aurait été emprunté à une langue orientale. Il est tentant de rapprocher « rose» de « rosée », pourtant cette rencontre, source d’inspiration inépuisable pour les poètes, est fortuite en français. En effet « rosée » dérive, par l’intermédiaire du bas-latin rosata, du latin ros, roris (substantif masculin), peut-être apparenté au grec drosos, venant d’une autre racine indo-européenne.

La rose est l’une des très rares fleurs ayant un nom dédié, différent des noms donnés à la plante elle-même : la rose est la fleur du rosier.


Botanique et classification

Les espèces botaniques de rosiers, qui appartiennent au genre Rosa, sont au nombre de 100 à 200 selon les divers auteurs et se répartissent en quatre sous-genres : Plathyrhodon, Hesperhodos, Hulthemia (parfois considéré comme un genre distinct) et Eurosa. Ce dernier est lui-même subdivisé en onze sections : Pimpinellifoliae (rosiers pimprenelle), Gallicanae (rosiers galliques), Caninae, Carolinae, Gymnocarpae, Cinnamomeae (rosiers cannelle), Chinenses, Banksianae, Laevigatae, Bracteatae et Synstylae.

Seules une douzaine d’espèces, et leurs taxons dérivés (variétés, formes), ont été utilisées pour créer la plupart des rosiers cultivés, généralement à fleurs dites « doubles » ou « pleines », aux très nombreux pétales. De plus en plus de formes naturelles sont cultivées dans les jardins, ce sont les « roses botaniques », dont la forme simple, semblable à l’églantine, et la rusticité s’accorde bien avec la tendance vers un jardin plus « sauvage ». Les rosiéristes modernes cherchent à exploiter la diversité du genre Rosa pour introduire dans leurs obtentions des gènes particuliers, par exemple de résistance au froid ou à certaines maladies.

Les spécialistes distinguent généralement les « roses anciennes » des « roses modernes ».

Les premières sont généralement les cultivars datant d’avant 1867, dont beaucoup ont été perdues. Parmi celles qui sont encore cultivées figurent :

des « roses galliques » (Rosa gallica), surtout ‘Officinalis’ et ‘Cardinal de Richelieu’,
des « roses à cent feuilles » (Rosa centifolia), surtout « pompon rose » (‘Pompon de Meaux’) et « pompon rouge » (‘Pompon de Bourgogne’),
des rosiers mousseux qui sont des mutations stériles de centifolia (ou de rosiers de Damas) comme ‘Salet’ ou ‘Mousseline’,
les « rosiers de Damas » (Rosa damascena), hybrides naturels apparus en Asie Mineure, de Rosa gallica × Rosa phoenicia, avec la ‘Rose de Puteaux’ cultivée pour ses pétales séchés et la ‘Rose de Recht’, très répandue en Angleterre,
quelques « rosiers de Portland », comme ‘Jacques Cartier’,
les « Noisettes », ou « thé noisette », surtout ‘Gloire de Dijon’, ‘Rêve d’or’ et ‘Madame Alfred Carrière’
quelques « Bourbon » : ‘Louise Odier’ et surtout ‘Souvenir de la Malmaison’,
les « rosiers blancs » : Rosa ×alba, la rose d’York, Rosa alba semiplena, ‘Cuisse de nymphe émue’ et ‘Pompon blanc parfait’.
En 1867, la création de ‘La France’, la première hybride de thé (dérivée des roses importées de Chine avec les cargaisons de thé) marque le début des « roses modernes » que sont les rosiers « à grandes fleurs », les « floribunda » et les « rosiers anglais ».


Histoire de la culture de la rose

Les roses sont cultivées en Chine et en Perse depuis 5000 ans et en Grèce depuis l’âge du bronze.

Hérodote a rapporté que le roi Midas, au VIe siècle av. J.-C., quand il a été chassé de Lydie par les armées perses, a emporté ses roses dans son exil en Macédoine. Et le naturaliste grec, Théophraste, décrit une rose à nombreux pétales, une forme de rosa canina, cultivée dans les jardins. Il décrit des roses rouges, roses et blanches, et note l’intensité du parfum de la rose de Cyrène.

Pline l'Ancien dans son Histoire naturelle décrit 20 sortes de rosiers nommés par le nom de leur lieu de provenance. Il les décrit, ce qui permet des suggestions d’identification :
la rose de Præneste semble être Rosa gallica versicolor,
la rose de Campanie est une forme de Rosa ×alba semiplena,
la rose de Tachys est une forme de rosa damascena,
la rose de Milet rouge à une dizaine de pétales est une variété de Rosa gallica,
la rose de Pangée est une autre Rosa gallica,
la rose d’Alabande est une Rosa ×alba,
la rose d'automne ressemble à Rosa sempervirens,
Spinolea est Rosa pimpinellifolia 'Myriacantha'.
Rosa gallica officinalis est alors la source de l’essence de rose que les Romains utilisaient en grande quantité ainsi que les pétales. Ils confectionnaient des couronnes et des guirlandes de pétales, ils en jonchaient le sol, en remplissaient des coussins. Lors des banquets, si une rose était suspendue, hommage à Harpocrate, dieu du silence, les invités devaient garder secrètes les paroles échangées « sous la rose ». Ils en utilisaient de telles quantité que la culture de la rose devint localement une activité économiquement importante et que Rome importait aussi par bateau des roses d’Égypte (dont c’était la plus importante exportation vers Rome), de Carthage et de Cyrénaïque (l’actuelle Libye).
Ainsi du VIe siècle av. J.-C. au IIe siècle durant toute cette période de domination grecque puis latine, les roses ont circulé de Perse en Angleterre, de Grèce en Égypte.

Sur le Moyen Âge, il y a peu d’informations : au VIe siècle, les couvents cultivaient des roses, le roi Childebert Ier avait une roseraie (des roses de Paradis d’après l’évêque Fortunat) dans son domaine vers Saint-Germain-des-Pré[7]. Et au VIIIe siècle dans son Capitulaire De Villis, Charlemagne cite les roses parmi les plantes à cultiver. Au XIIe siècle à la veille des croisades, Albert le Grand note comme rosiers cultivés Rosa rubiginosa, Rosa canina, Rosa arvensis et Rosa ×alba.

Thibaud IV, comte de Champagne et roi de Navarre revient en 1240 d’une croisade qui ne lui a pas permis d’atteindre les Lieux Saints, mais il rapporte Rosa gallica officinalis qu’il fait cultiver à Provins, d’où son nom de « rose de Provins ».

Puis ce sont les rosiers de Damas qui sont rapportées des croisades. Ils sont de deux sortes, les précoces, hybrides de Rosa gallica × Rosa phoenicia et les tardifs, hybrides de Rosa gallica × Rosa moschata

À la fin du XVIe siècle, d’une part Rosa foetida vient de Perse en Europe, et d’autre part les rosiers d’Europe arrivent en Amérique du Nord où existent Rosa virginania, Rosa carolina et Rosa setigera. Jusque-là les mutations et les hybridations sont spontanées. Ainsi, au XVIIe siècle, une mutation de Rosa gallica fait apparaitre les « roses à cent feuilles », Rosa centifolia, dont une mutation au XVIIIe siècle donne les « rosiers mousseux » (Rosa moschata).

Dans l’Histoire générale des plantes de John Gerard, publiée en 1633, ne sont mentionnées que 18 sortes de roses, rouges, roses et blanches (Rosa ×alba) et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle il n’existait en Europe et dans le pourtour méditerranéen qu’une trentaine d’espèces.

En 1781, arrive en Europe la Rosa chinensis ou ‘Old blush’, puis la forme rouge ‘Bengal rose’. Ce ne sont pas des espèces sauvages, mais des roses déjà cultivées dans les jardins de Chine, sélections de Rosa chinensis ou hybrides de Rosa chinensis × Rosa gigantea auxquelles va s’ajouter un Rosa chinensis jaune, ‘Park’s Yellow Tea-scented China’ en 1824. Leur croisement avec les rosiers d’Europe va faire apparaitre des centaines de roses nouvelles.

C’est la duchesse de Portland qui obtient le premier croisement avec un rosier de Chine rouge : les « rosiers Portland » sont nés. Dans le même temps, en Louisiane, le croisement d’un rosier musqué et d’un rosier de Chine donné par Louis Claude Noisette est à l’origine des « rosiers Noisette » (‘Blush Noisette’, ‘Madame Alfred Carrière’). Et à la Réunion le croisement du Rosa chinensis ‘Old blush’ et d’une rose de Damas tardive ‘Quatre Saisons’ signe l’arrivée des « rosiers Bourbon » (‘Zéphirine Drouhin’, ‘Souvenir de la Malmaison’).

Entre 1803 et 1814, Joséphine de Beauharnais envoie des botanistes à travers le monde pour enrichir la collection de sa roseraie de la Malmaison qui rassemble plus de 242 cultivars dont 167 roses galliques. Malgré le blocus, le pépiniériste John Kennedy traversait la Manche pour la fournir en roses. Sa roseraie comprenait des gallica, des moschata et des damascena, mais aussi des chinensis et de nouvelles espèces. Les collections de la Malmaison ont été un trésor pour les pépiniéristes français. Leur catalogue de 1791 comportait 25 espèces, celui de 1829 en comptait 2562 dont beaucoup sans grand intérêt ont rapidement disparu.

Au XIXe siècle, le croisement des rosiers de Chine, de Bourbon, Portland et Noisette permet la création des rosiers « modernes ». En 1858, a lieu, grâce au pasteur Hole, un passionné des roses, la première exposition nationale des roses d’Angleterre. En 1867, Jean-Baptiste Guillot crée ‘La France’, le premier buisson à grandes fleurs ou « hybride de thé ».

Dans le même temps, de rosa multiflora, rosier liane rapporté du Japon au XVIIIe siècle, sont créés par hybridation les nombreux rosiers buissons à fleurs groupées, les « floribunda ».

La « Société française des roses » est fondée à Lyon en 1886. Elle édite encore sa revue, Les amis des roses.

Le XXe siècle voit la gloire des rosiers buissons à grandes fleurs avec les créations de Georges Delbard, de Meilland (‘Peace’ ou ‘Madame Meilland’), de Griffith Buck. Puis David Austin, en croisant les galliques et les Damas à des roses modernes crée les « roses anglaises » qui allient les caractères des roses anciennes à la « floribundité » des roses modernes.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site