L'entretien des rosiers

 

Des arrosages réguliers sont indispensables au départ de la végétation et pendant les périodes d’été et de fortes chaleurs. En été, ne négligez pas l’arrosage 2 ou 3 fois par semaine ( terre sablonneuse ). Paillez au besoin pour maintenir le sol frais. Il est particulièrement recommandé d’arroser de bonne heure le matin afin de permettre au feuillage de sécher rapidement et d’éviter, ainsi,  le développement des maladies. Evitez de mouiller le feuillage.

A l’automne, un arrosage suffit ( au moins 10 litres par rosier ). Pour les plantations effectuées en mars-avril en régions chaudes, cette opération est à renouveler 2 à 3 jours après plantation. 

L’hiver, dans les régions froides, il est impératif de butter presque totalement les rosiers afin de les protéger. N’oubliez pas de les débutter dès l’arrivée du printemps.Ne mettez jamais de produits désherbant l’année de plantation et avec prudence par la suite. Le meilleur désherbage se fait manuellement en respirant vos roses. N’abusez tout de même pas des traitements, même si quelques feuilles sont tâchées, le rosier n’en meurt pas.

 A partir de la deuxième année, faites des apports réguliers de matière organique chaque hiver. Complétez avec deux apports d’engrais spécial pour rosier ( 50 à 80 mg/m2, soit une bonne poignée répandue à la volée lorsque le feuillage est sec ) au démarrage de la végétation ( avril ) et de la remontée ( juillet ).  Pas d’apport après le 15 août.

Binez légèrement pour enfouir cet engrais et arrosez ensuite à nouveau abondamment.  

Les rosiers greffés sur Canina émettent souvent les premières années des rejets qui poussent en dessous de la greffe. Ces rejets doivent être impérativement supprimés car ils se développent au détriment de la variété greffée qui finit par disparaître.

Les rosiers non remontants ( qui ne fleurissent qu’une fois par an ) sont à tailler début juillet, les autres en février-mars. Les tailles de formation qui suivront consisteront à former la plante en fonction de sa situation et de l’effet recherché.

 

 

Pour chaque type de rosier, un soin personnalisé…

 Le Rosier Grimpant :

 S’il est bien nourri et arrosé, le rosier grimpant émet au cours de l’année de nouvelles branches dîtes charpentières qui pourront remplacer les anciennes au moment de la taille. Ces nouvelles branches poussent en très peu de temps et il ne faut pas les confondre avec les « gourmands » qui poussent encore plus vite. Le « gourmand » n’a pas la même couleur ( vert plus clair ) et 7 folioles contre 5 chez le rosier.

Si le rosier est vigoureux vous pouvez aussi couper, au choix, certaines branches. Ne laissez pas vos rosiers monter trop haut, arquez bien les branches charpentières, cela favorisera la floraison.  

Au moment de la taille, le gel hivernal a fait tomber presque toutes les feuilles mais enlevez le restant,  vous éviterez ainsi les parasites ou les maladies ayant pu résister à l’hiver et vous gagnerez en esthétisme : les nouvelles feuilles nimbées  de rouge ne côtoieront pas les anciennes feuilles souvent malades. 

 Le Rosier Arbustif : 

 Ces rosiers demandent peu d’entretien, ce qui est le but recherché lorsqu’on les utilise sur un talus difficile d’accès ou en haie fleurie. Pour les variétés remontantes, intervenez en fin d’hiver, toujours pour supprimer le bois mort ou faible, éclaircir la végétation trop dense. N’hésitez pas à rabattre les tiges principales si le rosier prend trop de place. Coupez à la base quelques vieilles tiges si nécessaire.  

Taillez les variétés non remontantes de rosiers couvre-sols après la floraison, toujours par une taille légère de nettoyage essentiellement. Raccourcissez autant que nécessaire les tiges envahissantes. Vous pouvez plaquer les jeunes tiges au sol avec des arceaux pour les guider dans la direction voulue. 

 Le Rosier Couvre-sol :

Contentez-vous d’éliminer le vieux bois et de tailler les tiges envahissantes.

 

 

 

Le Rosier Tige :

Le rosier tige est un rosier arbustif greffé sur un églantier conduit au préalable en tige. Tout ce qui pousse en-dessous du porte-greffe doit être coupé.

Taillez selon le même principe que pour un rosier buisson : rabattez les tiges principales à 20-25 cm du point de greffe, coupez les ramifications latérales à 2-4 yeux de la base, toujours sur un bourgeon orienté vers l’extérieur pour assurer une silhouette évasée.

Aérez le cœur de la couronne en supprimant les tiges qui se croisent. Ne taillez cependant pas trop sévèrement pour préserver une couronne bien fournie de tous côtés. Eliminez bien sûr le bois mort, les pousses trop faibles.

 Le Rosier Pleureur :

 

Le rosier pleureur est un rosier grimpant ou un couvre-sol greffé sur un églantier, conduit au préalable en tige.

 Taillez également selon les principes de la catégorie à laquelle appartient la variété ( grimpant remontant, non remontant ou même désormais couvre-sol ). Chez les sujets déjà âgés, coupez à la base une ou plusieurs vieilles tiges. Raccourcissez au besoin les tiges trop longues qui touchent le sol. Supprimez les pousses qui partent trop à la verticale et taillez les ramifications secondaires.

Offrez à vos rosiers tiges et à vos rosiers pleureurs un tuteur solide. Ces derniers peuvent même être soutenus par un tuteur en parapluie.

 Le Palissage :

Différents types de support : mur, treillis de bois, colonne, pergola, vieil arbre ( dans ce cas, utilisez un rosier liane pouvant grimper jusqu’à 10 m ).

 

 

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